Le GIGN est rattaché directement au directeur général de la gendarmerie nationale accentuant ainsi la réactivité indispensable aux unités spécialisées.
Il est commandé par un officier supérieur, s'appuyant sur deux états-majors :
- l'un exclusivement dédié à la préparation de l'avenir et aux opérations : il est projetable et il peut s'insérer dans un dispositif interarmées ou interministériel ; il apporte ainsi une plus-value décisive en matière de gestion de crise et de mise en condition opérationnelle ;
- l'autre dédié au soutien administratif, financier, logistique et à la gestion des ressources humaines.
Le GIGN s'articule autour de cinq forces :
- trois forces opérationnelles distinctes mais complémentaires : la force Intervention, la force Observation/Recherche et la force Sécurité/Protection ;
A l'issue d'une sélection unique et d'une formation initiale centrée sur le métier de l'intervention, l'ensemble des militaires rejoignent la force Intervention pour une affectation de 2 à 3 ans avant, le cas échéant, d'évoluer vers les autres forces.
La réforme permet, tout en préservant le niveau d'excellence et les capacités opérationnelles, de développer de nouveaux modes opératoire, de relever le défi des nouvelles menaces, de s'adapter à de nouveaux cadre d'emploi et de renforcer les mécanismes de coopération internationale. Le GIGN est capable, sur des situations extrêmes, d'engager instantanément dans le dispositif d'intervention une force cohérente de 200 hommes hautement spécialisés.
Avec cette réforme, le GIGN est en mesure de conduire à son niveau des actions complexes, mais aussi de participer à des opérations de grande ampleur, en coordination avec d'autre formations de la gendarmerie nationale, des services de la police nationale ou des unités des autres forces armées.